Juste pour la conscience...

Publié le 9 Mars 2015

Juste pour la conscience...

"Un noir sous le soleil" est une comédie. Je ne cesse de le répéter. Ce n'est pas parce que l'on rit qu'on ne soit pas être sérieux. On peut dire les choses avec le rire, des choses sérieuses même graves. Il y a une scène que nous venons de tourner ce samedi. Nous l'appelons le monologue de Dick.

Dick est un jeune de cité qui vit de petit boulot, de deal.. il veut se faire une place au soleil. Il aspire à des jours meilleurs. Il cherche un chemin, il va en choisir un. Demain, Dick va tué un homme. Il a contrat c'est son premier.

Ici dans le sud, il n'y a pas une semaine, où un jeune du milieu se fait assassiner sauvagement dans la rue. On parle de kalash, d'AK47. Mots qui paraissent mythique, sorties tout droit d'un film de genre. Mais imaginons que vous êtes en voiture, vous croisez d'autres voitures ? Et si à l'intérieur de l'une d'elle, il a une kalash ... Combien de fois avons nous croisé des Dick allant à leur besogne ? Je ne parle pas d'insécurité, non... Ce n'est pas le propos. Juste, combien de fois ? Cela peut être n'importe qui, au bureau tabac, dans la rue, au cinéma, dans sa salle de sport...

Quel est aussi le degrés de consciences, d'état d'esprit pour ces tueurs, la veille d'une exécution ? Je me suis longtemps posé la question... et tout çà pour combien ? quelques billets ?

Le monologue de Dick fait prendre cette conscience. Cette scène est un Ovni dans ce film. elle se raccroche presque à rien sur le déroulement de l'histoire. Le film est en noir et blanc, elle sera en couleur. Le film est en cinémascope, elle sera en 4/3. Le film fait rire, pas le monologue de Dick. Comme une tache de sang ou un trouble fête. Juste pour la conscience...

Juste pour la conscience...
Juste pour la conscience...
Juste pour la conscience...

Rédigé par Lorenzo Ferrigno

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